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Notre position
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Le prolongement de l'autoroute A12 induirait dans le sud-ouest Yvelines un aménagement du territoire voué au tout routier et à l'urbanisation massive des espaces verts |
| Officiellement, selon la DDE des Yvelines, le projet de prolongement de l'A12 entre Montigny le Bretonneux et les Essarts le Roi concerne 17 km et n'a pour but que de soulager les riverains de la RN10. Cette présentation des choses est contestée par un Collectif d'aujourd'hui 53 associations.
L'opposition du Collectif au projet de prolongement de l'A12, quel que soit le tracé, est appuyée par la fédération régionale associative, Ile de France Environnement (300 associations, 35 000 adhérents) et par la fédération départementale Yvelines Environnement.
Les associations du Collectif illustrent la problématique du projet de prolongement puisqu'elles viennent du Parc naturel régional de la Haute Vallée de Chevreuse, de la Communauté d'agglomération de Saint Quentin en Yvelines, des Essarts le Roi et de la vallée de la Mauldre.
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Une absence totale de concertation depuis plus de 30 ans |
| Médiatisé, ce projet de prolongement de l'A12 qui régenterait l'avenir du sud-ouest Yvelines n'a généré que des manifestations « pas dans mon jardin ».
Mais il n'a jamais fait l'objet d'un débat technique sur sa pertinence, son rôle véritable, ses impacts ruraux et urbains.
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Un aménagement du territoire conçu dans les années Pompidou axé sur le tout routier |
| Conçu dans les années 1970, ce prolongement de l'A12 ne correspond plus à la réalité du 21 ème siècle où la problématique des changements climatiques et de la raréfaction de la ressource pétrolière doit orienter l'aménagement du territoire.
En réalité, le prolongement de l'A12 ouvrirait la porte à un véritable maillage autoroutier et routier du sud ouest Yvelines.
Il serait le fondement d'une voie de transit trans-européenne pour les poids lourds entre A10, A11 et A13 vers l'A1 et tous les pays du nord de l'Europe par le futur tunnel Cofiroute à péage de l'A86 au sud de Versailles à Bailly.
Il entraînerait immédiatement la réalisation de l'A88 dite liaison vallée de la Mauldre.
La circulation ainsi drainée vers l'A12 serait de plus de 100 000 véhicules par jour (prévisions DDE) sur un tronçon qui pourrait être payant.
A cela s'ajouterait encore la création de routes de desserte vers les échangeurs, comme celle déjà réclamée par Voisins le Bretonneux, par exemple.
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Le prolongement de l'A12 ne résoudrait aucun problème et en créerait de nouveaux |
| Le prolongement de l'A12 est présenté comme le seul moyen de soulager les riverains de la RN10 entre Trappes et les Essarts le Roi.
Mais le trafic de desserte locale restera important car il est lié à l'existence de zones d'activités.
Par ailleurs l'afflux de véhicules ainsi drainés provoquerait à Bois d'Arcy et Rambouillet les plus gros embouteillages d'Ile de France.
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Le prolongement de l'A12 entraînerait une consommation massive d'espaces naturels et agricoles et le dépeçage du Parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse |
| Le sud-ouest des Yvelines est encore un poumon vert pour l'Ile de France.
Il serait livré à l'urbanisation consécutive au réseau autoroutier et routier induit par le prolongement de l'A12.
Déjà Zac et zones pavillonnaires sont en attente (Zac de 65 ha aux Essarts le Roi, Zac de 45 ha à Elancourt, etc).
Le PNR de la haute vallée de Chevreuse, le plus petit et le plus vulnérable de tous les PNR, ne survivra pas au dépeçage de sa frontière nord où sont retenus 2 tracés par le Mesnil Saint Denis et le site classé du vallon du Pommeret.
Seraient aussi détruits les bois de Trappes-Port-Royal, de la Villedieu, la réserve naturelle des l'Etang des Noés, les plaines agricoles des Ambésis, de Lévis Saint Nom, des Essarts le Roi.
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Un prolongement contraire aux recommandations de la DATAR |
| Pour désengorger l'Ile de France, la DATAR proscrit la création de nouvelles voies radioconcentriques préconisant au contraire un très large maillage routier entre pôles régionaux pour éviter la concentration du transit routier en région parisienne.
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Délivrer des nuisances les riverains de la RN10 sans créer une autoroute trans-europénne pour les camions |
| Les nuisances provoquées par la RN10 doivent être traitées et le Parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse est un acquis fondamental pour l'environnement du sud de l'Ile de France qui profite à tous les franciliens, et notamment aux populations urbaines de Saint Quentin en Yvelines.
La vraie question est celle de l'aménagement du sud-ouest Yvelines dont un élément fondamental est la requalification de la RN10 en site propre : sur les 13,7 km entre Trappes et les Essarts le Roi 2,6 km seulement sont en zones habitées nécessitant un traitement spécifique, 6 km en zones d'activités et 5,1 km de zones naturelles.
Dans ce parcours la RN10 dessert trois gares ferroviaires qui bénéficieraient de son aménagement pour encourager l'usager à emprunter les transports en commun.
On ne voit pas pourquoi le détournement de la circulation pendant les travaux d'aménagement de la RN10 serait impossible alors qu'il s'est fait dans des conditions bien plus difficiles à Fresnes.
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